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Laisser libre la créativité artistique de l'enfant

Ce panier en pâte à sel (ou ce qu’il en reste) est une des causes de mes nombreuses frustrations enfantines.

Ce panier avait été réalisé pour un cadeau de fête des mères lorsque j’étais en maternelle (début des années 90).

Sur la hanse, à l’origine, il y avait des fleurs roses.

Ma mère n’aime pas cette couleur, je me souviens alors que j’avais refusé de les mettre. C’était un cadeau pour ma mère, je voulais lui offrir quelque chose à son goût.


Les professionnelles (enseignantes et ATSEM) ont essayé de me faire changer d’avis en insistant lourdement. Mais c’était mal me connaître, j’ai tenu bon malgré mon jeune âge et j’ai quitté l’activité sans avoir collé les fleurs roses.

Mais voilà, surprise, à la sortie du four, les fleurs roses avaient été rajouté, sans mon consentement.


Première frustration, d’autant qu’elles ont assuré que c’était moi qui les y avais mises.

Le soir, j’ai offert ce cadeau à ma mère qui venait me chercher à l’école.

Je lui ai précisé que je ne voulais pas y mettre les fleurs roses et qu’elles avaient été rajouté. Que je n’étais pas contente de cette réalisation, que j’aurais voulu que ce soit plus à son goût. 

Ma mère m’a répondu que ce n’était pas grave, qu’il était très joli comme cela.


Deuxième frustration ! Je n’avais pas été entendu, et cette fois c’était par ma mère qui niait mon ressenti sous le regard satisfait des adultes.


Première remarque au sujet de cette anecdote : quel est l’intérêt de faire faire des créations à la chaîne aux enfants ? Aucune créativité de l’enfant, rien de personnel, rien à explorer.

Cela s’est passé il y a plus de 30 ans mais malheureusement je constate que ce genre de pratique existe encore dans certaines structures. A qui cela fait-il plaisir ? A quel moment pense-t-on à l’enfant ?


Deuxième remarque : non, un enfant ne fait pas toujours des création « jolies ». Quelquefois il n’aime pas l’activité, parfois il n’aime pas le rendu. Et il en a le droit ! Arrêtons de toujours dire « c’est beau » quand un enfant termine une activité. La réussite esthétique n’est pas le but d’une activité. Valorisons la créativité, l’exploration, la curiosité. Et même le droit à l’inaction et l’observation !


Pour conclure : écoutons les enfants ! Ils savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils ressentent. Ils ont souvent du mal à l’exprimer, alors quand ils le font, écoutons-les, accompagnons-les. Si nous ne faisons pas tout cela, cela peut créer de la résignation et détruire la confiance en soi. Toutes nos actions ont une importance auprès des futurs adultes.


 
 
 

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